Connaissez-vous la "Propagation Organique" ?

Portrait de Marc Tirel

Grippe aviaire, vidéos virales, contagion de la crise financière des sub-primes, buzz marketing autour de l’i-phone, blogs, retour du bouche à oreilles, rires ou bâillements … les phénomènes de contagion, de propagation qu’ils soient de nature biologique, technologique ou encore sociale nous entourent, nous traversent, nous inquiètent et nous interrogent aussi.

Ces nouveaux champs de recherche et d’expérimentation commencent à intéresser de près les entreprises. Voici comment et pourquoi …

Nous, à titre individuel, et au sein de nos entreprises sommes parfois les acteurs inconscients ou conscients, volontaires ou non, parfois les victimes ou les bénéficiaires de ces phénomènes de propagation.

Ces phénomènes sont complexes, les lois qui les définissent et régissent sont encore peu connues et balbutiantes mais trouvent ou retrouvent en Internet un immense terrain d’expérimentation et un intérêt croissant dans le domaine de la recherche inter et multi disciplinaire.

Lorsque Darwin au milieu du 19 ème siècle écrivait "Ce n’est pas la plus forte des espèces qui survit, ni la plus intelligente, mais celle la plus à même de s’adapter au changement.Il n’imaginait probablement pas qu’il serait une sorte de précurseur 150 ans après auprès des entreprises et de la façon dont celles-ci sont managées et mènent leur différents projets.

 

Le retour au biologique, au vivant

« Ecosystèmes » d’entreprises, « ADN » de l’innovation, « Agilité » managériale : ces exemples de mots issus du vocabulaire du monde vivant et détournés vers le monde et la culture de l’entreprise illustrent le passage à plus de complexité, d’un monde ou tout semblait maîtrisable à un monde beaucoup plus incertain.

La notion de risque notamment, inhérente à la vie, retrouve de plus en plus sa place et avec elle la question de la prise d’initiatives et d’adaptation à un contexte qui évolue en permanence.

Mais la culture traditionnelle de l’entreprise est paradoxalement beaucoup plus portée vers la maîtrise la plus importante possible des risques qui conduit bien souvent à inhiber, à ralentir les initiatives ou à les restreindre à des cadres bien définis.

Or les temps changent, et ils le font de plus en plus vite. Cette accélération que nous ressentons tous est présente dans tous les domaines : technologies et sciences, médias, politique, géopolitique, famille, rapports humains.

L’homme crée des outils et ceux-ci le façonnent à leur tour. Cela a commencé avec le silex et se poursuit aujourd’hui à un rythme effréné avec la convergence dite « NBIC » : Nanotechnologies, Biotechnologies, sciences de l’Information, sciences de la Cognition.

Surtout, les sciences de la complexité nous enseignent que tout devient moins prévisible, et plus aléatoire. Nous quittons un monde déterministe pour entrer de plus en plus dans un monde de systèmes complexes imbriqués, dans une systémique où l’incertain devient la seule certitude.

Des méthodes traditionnelles en déclin

Dans ces conditions les méthodes traditionnelles de conduite du changement qui organisent, structurent, planifient et prévoient perdent souvent en efficacité et en efficience. Et ce d’autant plus lorsque les projets combinent l’humain à l’outil, lorsque les composantes de l’écosystème crée sont intimement liées et totalement interdépendantes.

Un autre exemple du retour au vivant évoqué précédemment a particulièrement attiré notre attention. Il s’agit de la notion de Propagation Organique.

De quoi s’agit-il ? D’un modèle de conduite du changement qui s’appuie sur des ressorts naturels de l'être humain. Le mot « propagation » est en général associé aux incendies de forêt ou encore aux virus et maladies (grippe aviaire, Sida…) qui se propagent de personne à personne. Pourtant, les personnes peuvent aussi devenir les vecteurs ou les acteurs de propagations beaucoup plus positives. Elles peuvent propager de l’enthousiasme, du rire, des idées. Par imitation, de nouveaux comportements et attitudes peuvent se propager au sein de populations.

La Propagation Organique

Le modèle de « Propagation Organique » repose en fait sur les mécanismes de l’épidémiologie et ceux de la systémique.
Il propose une approche managériale dynamique et participative consistant à :
comprendre l’entreprise comme un écosystème et le projet considéré comme un agent à la fois partie intégrant et partie modifiante de cet écosystème ;
définir de manière collaborative des scénarios de propagation avec les parties prenantes du projet en identifiant le contexte, les vecteurs, les mesures, les temps d’action ;
mettre en œuvre les moyens définis et piloter l’action en prenant en compte en permanence la progression du projet et sa réalité dans l’organisation.

La propagation organique est ainsi systémique dans son objet et dans son mode de pilotage. Dans la réalité des projets d’entreprise, il convient d’adapter un optimum entre management agile et planification des actions, dans un cadre de mesure des indicateurs du projet.

Initier une réflexion, puis mettre en œuvre un cadre de propagation organique pour un projet ou tous les projets d’une entreprise est relativement simple et constitue une réelle alternative aux méthodes traditionnelles de conduite du changement.

Pour sensibiliser et mettre en place un cadre de propagation organique In Principo propose aux équipes projet, aux managers et cadres un séminaire pratique et ludique d’une à deux journées.

Commentaires

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propagation organique

Un modèle de conduite du changement. tres intérressant mais qui a inventé le concept en biologie puis adaptée au monde des organisation ?
Portrait de Marc Tirel

Propagation Organique

A l'origine il y a 2 ouvrages l'un de Malcom Gladwell "The Tipping point" un autre "Creating Contagious Commitment" de Andréa Shapiro